L’intérieur de l’église Saint-Jacques de Montebourg

Deux photos (une avant 1918, l’autre aujourd’hui) de la nef centrale :

En comparant ces deux clichés, on pourrait se dire qu’à part les bancs rien n’a changé. En fait, il faut savoir qu’entre ces deux moments, le Christ sur sa perque fut enlevé (en 1918), pour n’être remis qu’au milieu des années 1980, avec une nouvelle perque.

 

La nécessité de rénover ce Christ permit en même temps de le faire analyser par les services compétents, et ainsi, de mieux nous le faire connaître. Ce Christ mesure donc 1, 65 mètres, et fut réalisé au XVIe siècle, dans un bois de pommier. La perque actuelle bien que ressemblant à la perque d’avant 1918, est plus récente. Elle date de la fin des années 1980.

A l’intersection de la perque et du Christ, se trouve le blason de Montebourg, comprenant deux bâtons du pèlerin (bourdon) et à la coquille  (Saint-Jacques) rappelant le patron de l’église : Saint-Jacques.

Frise du bas du vitrail St Jacques à l’église: Appel des disciples Jacques et Jean. De gauche à droite: Jean, Jésus, s’adressant à Jacques, Jacques à genoux (toujours représenté avec une auréole rouge, symbole de son martyre), et Zébédée, leur père, en pêcheur devant sa barque‏.

Trois éléments d’architecture maintenant : croisées d’ogives, clés d’arcs et un pilier :

Enfin, un dernier élément rappelant que rien n’est jamais simple : les fonds baptismaux de l’église Saint-Jacques, date du premier tiers du XIIe siècle (publication des Musées de Normandie), soit près de  deux siècles avant l’édification de l’actuelle église. En  voici  une description : « la cuve cylindrique en pierre calcaire est couverte d’un décor sculpté sur deux niveaux. Quatre têtes humaines font saillie à la base et sont reliées par des rinceaux végétaux. Le registre supérieur présente des entrelacs à quatre brins formant comme la partie inférieure d’un motif de vannerie. Ce type de décor sculpté, se retrouve complètement développé sur la cuve baptismale de l’église Saint-Martin de Rocquencourt (Calvados). On peut lui donner une interprétation symbolique : l’entrelacs par groupe de 8 nœuds étant compris comme une référence au chiffre de l’éternité. C’est aussi un thème décoratif commun dans le nord-ouest de l’Europe. Un décor similaire se trouve sur les fonts baptismaux anglais de Chaddesley, Corbett, Eardisley et Stone. » [source]



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