Aujourd’hui

2008 : de recensement en recensement, entre 1990 et 2006, Montebourg, comme la plupart des bourgs et des villes de la Manche, perd des habitants: 2 052 en 1990, 2 022 en 1999, 2 016 en 2006. A cela s’ajoute un vieillissement de la population, malgré une politique régulière de création de lotissements et de résidences, dont l’implantation “grignote” les terres agricoles explotées par les éleveurs de Montebourg. C’est d’ailleurs un trait caractéristique de l’évolution que la perte du caractère rural de Montebourg à la fois par la disparition de ses 11 foires dans les années 1960-1990, et par la diminution constante du nombre d’exploitation agricoles sur la commune: 21 en 1970; 16 en 1988; 7 en 2000; 5 en 2005 ; 4 en 2008. La population est composée majoritairement d’employés et d’ouvriers aux revenus modestes, inférieurs à la moyenne bas-normande, pourtant peu élevée en compraison avec la moyenne française. Il en est de même pour les retraités. Cette situation explique peut-être le refus de l’Europe exprimé par les électeurs montebourgeois en 1985, et le passage au vote de gauche majoritaire lors de l’élection présidentielle de 2007 (52,3% pour Ségolène Royal) et aux législatives qui ont suivi (54,6% à la candidate PS contre le député sortant UMP). Ce qu’on pourrait appeler des “années grises” se manifeste toutefois par une résistance des commerces, encore nombreux et surtout diversifiés (ainsi que des services) et des entreprises artisanales avec des projets de développement et d’implantations nouvelles sur la zone d’activités du Haut Gelé en 2008-2009. Dans le domaine touristique, malgré un bon équipement commercial, des monuments historiques, un lien avec les sites du Débarquement allié de 1944 et de la Bataille de Normandie, un environnement naturel propice aux randonnées pédestres et équestres, la proximité de la mer et des équipements nautiques de Quinéville, et des possibilités importantes d’hébergement(à l’Abbaye notamment), Montebourg souffre d’un déficit d’image qu’il ne parvient pas à surmonter, malgré ses atouts.

 

[Texte de Jean Margueritte]

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